Techniques
Ce que veut dire, concrètement, chaque mention portée au cartel : le support, sa préparation, le liant et le temps de séchage.
Les mentions techniques décrivent les matériaux et le support d’une œuvre. Elles ne constituent pas une hiérarchie : elles donnent les repères nécessaires pour comprendre comment une peinture est faite et pour retrouver les œuvres qui partagent une même matière.
Lire les techniques
Le médium indique notamment l’huile, l’aquarelle ou l’encre ; le support précise par exemple la toile, le papier, le carton ou le bois lorsqu’il est connu. Ces informations figurent sur les fiches et accompagnent les œuvres regroupées sur cette page.
Une même technique peut produire des surfaces très différentes selon le format, la couche, le geste et le temps de travail. Les catégories servent donc à circuler dans le catalogue, non à enfermer les peintures dans une définition unique.
Des indications liées aux œuvres
Chaque regroupement mène aux tableaux concernés. Les cartels conservent les données disponibles pour chaque pièce ; si vous souhaitez vérifier une information ou demander une vue complémentaire, contactez l’atelier depuis la fiche de l’œuvre.
Encre de Chine et sable noir sur carton bois11 œuvresL’encre de Chine et le sable noir sur carton bois réunissent profondeur sombre, grain minéral et tension du support rigide. Les œuvres de 2024, dont Aigue-marine, Transitions, Composition déchirée, La poésie balkanique, Relâche, La voix, Les guerriers, Composition T et The Time, développent un vocabulaire où la surface devient un espace de rythme. Le noir n’y ferme pas l’image : il en révèle les passages, les contrastes et les réserves. Chaque peinture fait varier l’équilibre entre matière dense, traces et zones de respiration.
Photographie de performance (body painting)6 œuvresLa photographie de performance et body painting conserve la présence d’actions où le corps, la couleur et l’espace forment une image temporaire. L’une, Sans titre (performance), The Layers, 9 Lives, Awakening et Sleepers 2, réalisés entre 2013 et 2018, témoignent de cette recherche. Les photographies ne sont pas de simples documents : elles cadrent une apparition, un geste et une relation entre peau peinte, mouvement et décor. Chaque image garde la mémoire d’un temps vécu tout en composant une œuvre autonome.
Huile sur sable4 œuvresHuile sur sable désigne un ensemble où la couleur et le grain travaillent ensemble, entre densité picturale et présence minérale. Byzantine Warriors #9, #11 et #3, ainsi que The Sleepers #13, en constituent les repères au catalogue. Réalisées entre 2007 et 2019, ces œuvres associent la continuité de la peinture à une surface qui ne se laisse jamais lire comme un simple fond. La matière donne aux figures et aux formes une profondeur sensible, attentive aux variations de lumière et de distance.
Émail sur toile3 œuvresL’émail sur toile introduit une lumière particulière dans la peinture : une présence de surface qui répond aux couleurs et à la structure de l’image. The Sleepers #37, The Sleepers #36 et Sans titre, réalisés en 2019 et 2024, permettent de suivre cette technique dans le catalogue. La toile accueille ici une matière qui fait varier l’éclat, la densité et la perception des formes. Ces œuvres invitent à regarder comment la couleur se construit avec le support, selon la distance et la lumière.
Acrylique sur toile2 œuvresAcrylique sur toile rassemble Za Jecu et Diptyque, deux œuvres réalisées en 2022 et 2021. La technique met en relation la réactivité de l’acrylique et l’étendue de la toile, dans une peinture où la couleur organise immédiatement la surface. Ces pièces permettent d’observer des équilibres entre formes, champs colorés et lignes de circulation du regard. Elles s’inscrivent dans le catalogue comme des repères précis d’une recherche qui privilégie la composition, le contraste et la présence du geste.
Charbon et sable1 œuvreCharbon et sable réunit, avec The Sleepers #68 (2020), deux matières qui donnent au dessin une profondeur de surface. Le charbon affirme la ligne, le frottement ou l’ombre ; le sable introduit un grain qui modifie la continuité du regard. Cette œuvre montre comment une économie de moyens peut produire une image dense, où les zones sombres et les réserves prennent une valeur égale. La technique invite à regarder les détails de texture autant que la composition d’ensemble.
Dessin1 œuvreLe dessin est représenté dans le catalogue par Draw Sleepers (2013). Il met au premier plan la construction de la forme, l’intervalle et le pouvoir d’évocation d’une ligne. Sans s’appuyer sur une matière épaisse, l’œuvre fait de la surface un lieu de décision : chaque trace compte dans l’équilibre de l’image. Cette pièce constitue un repère pour observer la place du dessin dans l’ensemble de la pratique, en relation avec les recherches ultérieures sur les corps, les figures et les rythmes picturaux.
Sculpture (vue d'exposition)1 œuvreSculpture — vue d’exposition rassemble les images de Exposition The Sleepers – 4 sculptures (2008). Cette entrée documente la présence spatiale des œuvres et leur relation avec le lieu d’accrochage ou de présentation. La photographie d’exposition ne remplace pas l’expérience physique, mais elle permet de lire les volumes, les distances et les correspondances entre plusieurs pièces. Elle ouvre ainsi une autre perspective sur la pratique : l’œuvre n’est plus seulement une image isolée, elle devient une situation partagée avec l’espace.
Posca sur papier noir1 œuvrePosca sur papier noir est représenté par From My Sketchbook (2024). Le choix du papier sombre renverse le rapport habituel entre fond et trace : la couleur apparaît comme une lumière posée sur l’obscurité. Le dessin gagne ainsi une netteté et une vivacité particulières, tout en laissant au noir un rôle actif dans la composition. Cette œuvre, issue d’un carnet de recherche, montre une attention directe au signe, au rythme et à l’invention de formes dans un format plus intime.
Encre de Chine et sable noir sur toile1 œuvreEncre de Chine et sable noir sur toile rassemble La lutte (2024). La toile apporte une souplesse qui dialogue avec le grain du sable et la profondeur de l’encre. L’œuvre propose une surface où la matière, la lumière et le mouvement restent étroitement liés. La technique permet de regarder comment un contraste sombre peut porter une énergie plutôt qu’une fermeture, et comment le support textile accueille des traces, des densités et des zones de réserve au sein d’une même composition.